Trop souvent, on entend des soi-disant philosophes penser par ouï-dire. Trop souvent, la pure connaissance historique et culturelle prévaut dans une argumentation sur la pensée bien orchestrée, tout simplement parce que la première est plus pompeuse, plus impressionnante, plus déroutante aussi. Pourtant, la philosophie n’est-elle pas, littéralement, l’amour de la sagesse ? Ne devrait-on donc pas accorder plus d’importance à un développement d’opinion personnel plutôt qu’à une paraphrase bien menée ? Aussi, l’idée de cette rubrique hebdomadaire est de proposer une question philosophique à laquelle l’idéal serait de répondre en utilisant comme source ses uniques convictions. Laissons Socrate, Aristote, Kant et toute leur suite dans leur salon de discussions, et créons celui des « ignares », c’est-à-dire celui des esprits non corrompus par les idées d’autrui…
Une chose payée vaut-elle la peine d’être consommée à contre-cœur ?
Ou est-ce parce que l’on peut effectuer une action que l’on doit le faire sans nécessité ?
Il nous arrive bien souvent de payer des choses que l’on ne veut pas consommer. Tout bêtement, cela peut s’agir du scan de sa carte Mobib à la station de métro effectué avant de réaliser que le métro en question mettra plus de temps à arriver que n’en dure le trajet parcouru à pied. Est-ce que, parce que le trajet a été payé, il doit être consommé ? Pour prendre un autre exemple, avec plus d’incidences et qui sort évidemment de notre quotidien, l’achat d’armes justifie-t-il leur utilisation en des moments qui ne la nécessitent pas ? La question de l’obligation morale de consommer quelque chose, pour la simple raison que l’on en a les moyens, est au centre des enjeux politiques et martiaux de notre époque, et nous pouvons voir ses répercussions en vies humaines, quand tel dirigeant décide d’utiliser tel arsenal endormi. C’est également elle qui mena à la Première Guerre mondiale, en contextualisant une Europe pleine d’armes mais non conflictuelle. Ainsi, il est juste de s’interroger quant à sa véracité. Toutes les opinions sont permises, et fermons l’exposé pour ne laisser place qu’à la dialectique dans les commentaires ! Débattez, apprenez, enseignez !
Répondez dans les commentaires 🙂 Un résumé de vos idées sera publié la semaine prochaine.
Vous pouvez également proposer des thèmes / questions.
Bonjour !
Je vous propose une question par semaine, sur des thèmes divers et variés. Le but ? En débattre via les commentaires. Faites valoir votre opinion, défendez votre point de vue quant à la question de la semaine, et, surtout, réfléchissez par vous-même, en n’invoquant pas de grands philosophes sans partager leurs opinions.
Bonne réflexion, et à la semaine prochaine !
Je crois qu’avant de payer n’importe quoi, il faut bien réfléchir. Si quelque chose a déjà été payé, comme le trajet en métro, de mon point de vue c’est du cas par cas. Il faut voir le temps qu’on a, le temps que prendra le trajet en métro, le temps que prendra le trajet à pied, … Donc je trouve qu’il n’y a pas de réponse unique, qu’il faut voir en fonction de la situation.
Mais le scénario suppose que le trajet parcouru à pied s’effectue en un temps plus court. Cependant je suis d’accord avec toi sur l’idée du cas par cas. L’utilisation de ces biens et services peuvent s’évaluer sur différents facteurs, comme le gaspillage, pour les biens non consommés.
Et quant à la généralisation (ou) ?
De mon point de vue, généraliser dans ce cas en à peu près impossible… La décision dépend d’un tas de choses : le temps, l’humeur, les gens autour, etcaetera.
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